Pourquoi donc avez-vous besoin de revenir quand il ne le faut pas ?

Pourquoi donc avez-vous besoin de revenir quand il ne le faut pas ?
Moi, Jeanne, 18 ans décide de venir là. Pourquoi? La suite, plus tard.
Aurevoir.

# Posté le dimanche 22 février 2009 13:11

Modifié le dimanche 22 février 2009 13:46

Un jour j'irai là bas. (sans référence aucune au groupe Téléphone.)

Un jour j'irai là bas. (sans référence aucune au groupe Téléphone.)
Toute ma vie à rêver de ça. De cet endroit si splendide. J'en rêve encore, mais je garde espoir.

# Posté le dimanche 22 février 2009 13:27

Allégeance

Allégeance
Dans les rues de la ville il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour.
Chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus, qui au juste l'aima ?
Il cherche son pareil dans le v½u des regards.
L'espace qu'il parcourt est ma fidélité.
Il dessine l'espoir et léger l'éconduit.
Il est prépondérant sans qu'il y prenne part.
Je vis au fond de lui comme une épave heureuse.

À mon insu, ma solitude est son trésor.
Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse.
Dans les rues de la ville il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima
et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas.


# Posté le dimanche 22 février 2009 13:42

Décadence.

Décadence.
Tu m'effraie quand tu approches ta bouche de la mienne. Je ne veux pas te gouter. Je ne peux plus te toucher.

# Posté le vendredi 17 avril 2009 15:09

On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans.

On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans.
Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud! Tes dix-huit ans réfractaires à l'amitié, à la malveil­lance, à la sottise des poètes de Paris ainsi qu'au ronronnement d'abeille stérile de ta famille arden­naise un peu folle, tu as bien fait de les éparpiller aux vents du large, de les jeter sous le couteau de leur précoce guillotine. Tu as eu raison d'abandon­ner le boulevard des paresseux, les estaminets des pisse-lyres, pour l'enfer des bêtes, pour le commerce des rusés et le bonjour des simples.

Cet élan absurde du corps et de l'âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c'est bien là la vie d'un homme! On ne peut pas, au sortir de l'enfance, indéfiniment étrangler son prochain. Si les volcans changent peu de place, leur lave parcourt le grand vide du monde et lui apporte des vertus qui chantent dans ses plaies.

Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud! Nous sommes quelques-uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi.

# Posté le vendredi 17 avril 2009 15:12